Planète Jeunes - Mois de janvier 2008

Publié le par Espace Jeunes Algrange

Chers jeunes,

"O Toulouse...", cet hymne que Claude Nougaro dédia à sa ville, la cité des violettes, je voulais le faire mien en l'honneur et à la gloire de l'Eternel, lors de la visite de l'apôtre -patriarche. Malheureusement, une gastro-entérite, capable de terrasser le plus costaud des rugbymen toulousains, a transformé mon bonheur en une profonde tristesse.

Devais-je pleurer sur mon sort, alors que tant de malheureux souffrent quotidiennement ? C'est précisément dans ce lien intime avec les plus souffrants que j'ai trouvé courage et réconfort. Au fond de moi-même, uni à tous les malades, j'ai débuté la nouvelle année sans autre souhait que de pouvoir rentrer rapidement chez moi !

Mais l'Eternel sait encore nous surprendre... En effet, au matin du jour de l'an, l'apôtre -patriarche me fit annoncer sa visite à l'issue du service divin. Quelle surprise et quel bonheur ! Combien de frères et sœurs passent-ils des années, alités sur un lit d'hôpital ou à la maison, sans pouvoir vivre une telle rencontre ? J'étais heureux et confus de tant de sollicitude.

Quand l'apôtre-patriarche et l'apôtre de district entrèrent dans ma chambre, j'étais comme un enfant rayonnant de bonheur... et quelque peu perdu devant un tel évènement. Je savais aussi qu'un serviteur de Dieu ne vient jamais les mains vides, qu'il a toujours quelque chose à offrir : ni argent, ni or (comme l'expriment si bien Pierre et Jean au boiteux à l'entrée du temple de Jérusalem) ni cadeau ... un malade n'en aurait que faire !

Ce serviteur, c'était l'apôtre-patriarche, le successeur de l'apôtre Pierre, à qui le Seigneur avait dit autrefois : "Pais mes agneaux, pais mes brebis" et " fortifie tes frères !", qui venait me visiter ! Avec affection, il trouva les mots pour que ma déception au sujet des bénédictions et joies manquées auprès de lui et des frères et sœurs soit transformée en espérance et en une paix profonde.

Puis avec un large sourire et un grand bonheur, il me proposa de fêter la sainte cène. Enfin ! J'avais part au moment le plus important d'un service divin : Recevoir le corps et le sang de Jésus, ce fut Noël pour moi, car le Seigneur est entré en mon cœur ! Il entre aussi dans votre cœur, chaque fois que vous prenez l'hostie consacrée.

Chers jeunes, je ne vous ai pas fait part de ces faits personnels seulement pour vous raconter une histoire vécue, mais pour vous inviter à faire de 2008 une année exceptionnelle !

En effet, à l'heure où je vous écris, j'ignore tout du service divin de fin d'année et de celui du jour de l'an, mais je sais que le Seigneur vous a visités par son serviteur et m'a laissé un message qui, pour moi, est essentiel pour la beauté de l'Eglise : "Ce que tu auras fait au plus petit des miens, tu l'auras fait à moi-même " (cf. Matthieu 25 : 40). Le plus petit, ce n'est pas seulement l'enfant, mais surtout le malade, le malheureux, l'exclu, le pauvre ...

Voulez-vous attendre le 25 décembre 2008 pour que ce soit Noël dans le cœur des plus petits ? Ne souhaitez-vous pas que, là où vous êtes, où vous pouvez agir, ce soit Noël dans le cœur des malheureux ? Pour ma part, j'ai vécu Noël le jour de l'an 2008, alors pourquoi ne pas apporter l'espérance de Noël, la joie de Noël, la paix de Noël, l'amour de Noël, chaque fois que nous en avons la possibilité ?

Engageons-nous, en priant : "Nous ferons pour tous les petits de la terre ce que nous ferions personnellement pour toi, Seigneur !"


En comptant sur votre amour agissant, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2008.

Avec toute mon affection,


Alain Dubois


Parole complémentaire : "Avec toi je me précipite sur une troupe en armes, avec mon Dieu je franchis une muraille" (Psaume 18 : 30)

 

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